News

Retrouvez toutes les actualités
de notre lycée à Montpellier

Tarifs

TOTAL POUR L’ANNÉE : 3500€
(700€ à l’inscription puis le solde de 2800€)*

* Avec facilité de paiement en plusieurs fois. Tous les chèques doivent être déposés à l’inscription.

Nos actualités, la vie du lycée et de son personnel

La rentrée des premières et terminales se déroulera le vendredi 2 septembre prochain.

Résultats du Baccalauréat 2016 :

  • TSTMG : 92% de réussite
  • TS : 81% de réussite
  • TES : 74 % de réussite
  • TL : 75% de réussite

Notre lycée est vecteur d’un taux de réussite élevé au baccalauréat

Palmarès 2015, « Le Parisien » :

« Le palmarès des lycées du Parisien se base sur le total de la valeur ajoutée des lycées (depuis le seconde). Avec une valeur ajoutée totale de 18 points, le lycée privé Rabelais se classe :

  • au niveau départemental : 1er lycée sur 28.
  • au niveau régional : 1er lycée sur 72
  • au niveau national, classement général des lycées : 33ème sur 2311

Le lycée Rabelais fait partie des lycées « accompagnant » qui permettent un suivi de tous les élèves vers le bac. Le classement est en fonction de tous les critères (pas seulement le taux de réussite).

Interview de Bernard Pérez,
fondateur du lycée Rabelais de Montpellier

Directeurs fondateurs du lycée privé Rabelais à Montpellier, Bernard Perez et Gérard Naudin ont fait de l’enseignement leur cheval de bataille. Un enseignant devenu humaniste. Un humaniste qui croit en sa capacité à s’améliorer et à améliorer le monde qui l’entoure. Un lycée qui lutte contre l’échec scolaire et qui aide les élèves à se projeter avec lucidité dans l’avenir.   

Comment est venue l’idée de créer le Lycée privé François Rabelais ?
En 1986, nous avons décidé de monter l’institut Rabelais. C’est parce que nous voulions enseigner autrement avec des méthodes d’apprentissage différentes. Des méthodes que nous considérions comme efficaces. Des méthodes d’apprentissage en petits effectifs avec la mise en place de tests mémo-techniques. L’objectif était d’amener les lycéens à mieux réussir au travail mais aussi de remettre sur les rails des élèves en difficultés. Nous avons le quart de nos élèves qui ont ou ont connu des difficultés. Nous avons par exemple des EIP, des élèves surdoués, des dyslexiques, des élèves qui ont des phobies scolaires. Des lycéens qui ont besoin d’être entourés et écoutés. Nous avons également des bons et très bons élèves. L’objectif du lycée Rabelais, c’est de mélanger et faire cohabiter des élèves pour les faire progresser. A partir du lycée, on essaie de rescolariser les élèves qui décrochent et ont du mal dans les lycées classiques.

 

Vous avez donc créé le lycée pour rescolariser les jeunes qui décrochaient ?
Pas tout à fait. A la création, nous avions pensé mettre en place une  »boite à BAC ». Une expression qui définit un lieu où l’on apprend aux élèves à travailler, avec beaucoup de rigueur. Mais les générations ont changé, les parents ont changé, les modes de vie ont changé. Dès lors, il a fallu réfléchir à une alternative. Il a fallu affiner la boîte à BAC. Pour cela, nous avons mis en place les tests pour mieux comprendre l’évolution de nos élèves. A partir de ces tests nous avons adapté nos méthodes. Et d’année en année, nous améliorons toujours ces méthodes pour les proposer aux élèves qui en ont besoin, qu’ils soient bons, très bons ou en échec scolaire.

 

Vous proposez exclusivement des enseignements de la seconde au baccalauréat avec des orientations vers les filières littéraire, économique et sociale, scientifique ?
Non, pas seulement. Après le baccalauréat beaucoup d’élèves qui partaient à la Faculté étaient rapidement débordés. Nous avons donc décidé de mettre en place des formations supérieures plus adaptées et plus cadrées. Le lycée Rabelais propose depuis plusieurs années des formations comme le BTS Management Unités Commerciales, le BTS Assurances, le BTS Tourisme. Des formations en alternance ou en formation initiale en fonction du choix des élèves. Nous allons également ouvrir l’année prochaine une Prépa Sciences Po en collaboration avec une école d’Aix en Provence.

 

Pourquoi cette décision ?  Envie de toucher l’élite ?
Pas particulièrement. Nous avons dans notre lycée de très bons élèves qui ont envie de se préparer pour de grandes écoles mais nous en avons aussi d’autres qui peuvent se donner les moyens de cibler de grandes écoles et de se préparer dans de bonnes conditions. Cela peut donner naissance à des vocations. Notre rôle est de les entraîner et de les cadrer pour y arriver.

 

En créant cette Prépa Sciences Po, vous n’avez pas l’impression de vous éloigner de votre objectif de départ ?
Non pas du tout. Les élèves ont besoin de motivation. Leur proposer de se former dans de bonnes conditions est une motivation complémentaire pour bien leur faire choisir leur avenir.

Quel sont les points forts de votre école ?
L’intérêt de suivre une formation chez nous, c’est nos méthodologies d’apprentissage, nos classes de petits effectifs mais aussi notre carnet d’adresses. J’ai beaucoup de chefs d’entreprises qui ont suivi leur scolarité ici, et beaucoup de parents d’élèves sont chefs d’entreprises accomplis. J’ai gardé de très bons contacts avec eux. C’est un réseau qui me facilite les choses quand il s’agit de trouver des stages ou des contrats de professionnalisation. Nous essayons de ne laisser personne sur le bord de la route et de leur ouvrir des  portes.

 

Combien d’élèves recevez-vous chaque année ?
Nous avons un peu plus de 200 élèves cette année. Mais les effectifs peuvent osciller entre 200 et 250 élèves.

 

Et combien de professeurs en tout ?
Nous avons une vingtaine de professeurs qui viennent se relayer auprès des élèves. Certains ont très peu d’heures d’enseignement. C’est une équipe très stable depuis de nombreuses années.

 

Le lieu n’est pas un peu petit pour tout ce beau monde ?
Il est vrai que le lieu devient un peu petit et nous sommes malheureusement de plus en plus à l’étroit (rires). Cela fait plusieurs années que je cherche de nouveaux locaux plus grands qui nous permettraient de recevoir plus d’élèves. Malheureusement, les tarifs proposés sont exorbitants. La SERM propose des prix impossibles pour les PME de Montpellier. Ils intéressent des grands groupes, de grandes entreprises mais restent inaccessibles pour des petites structures comme la nôtre.


Vous vous considérez comme une PME ?
Oui bien sûr, Rabelais est une entreprise privée comme une autre. C’est une structure qui emploie des salariés qui ont, soit le statut de professeurs, soit le statut de formateurs. A la petite différence, c’est que nous avons la chance,  depuis 10 ans, d’être passé sous contrat d’association avec l’État. Ce qui est exceptionnel pour un lycée laïque. C’est une grande première pour ce niveau de formation !

 

Un contrat d’association avec l’État ? Cela consiste en quoi exactement ?
Cela veut dire que nous avons le même statut qu’une école confessionnelle, comme les lycées privés Nevers ou de Notre Dame de la Merci.

Comment devient-on une école ? C’est aisé de créer un lycée ?  Le droit français donne, notamment avec la loi Debré de 1959, le droit à toute personne de créer et de gérer un établissement privé et à tout parent de choisir l’établissement dans lequel il souhaite scolariser son enfant. Cette loi a permis également de définir les rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privé, qui peuvent exceptionnellement, par décision de l’Éducation
Nationale, être liés par un contrat simple ou d’association. Un contrat qui permet d’enseigner dans les mêmes conditions que dans le système public. Créer un lycée privé, c’est comme créer une entreprise. Il faut avoir un local aux normes, avoir des professeurs diplômés et déposer une demande auprès du rectorat. Une fois acceptée, un numéro d’agrément est attribué. Etre sous contrat d’association avec l’État est plus difficile. C’est un statut qui est très compliqué à obtenir. C’est une importante reconnaissance pour nous.

Cette reconnaissance, vous l’avez obtenue comment ?
C’est une reconnaissance pour le travail que nous réalisons depuis des années. Une reconnaissance qui n’est pas basée uniquement sur les taux de réussite mais sur l’implication auprès des élèves.

 

A combien s’élève une inscription pour un élève ?
L’aide de l’État nous a permis de diminuer nos prix, qui restent malheureusement relativement élevés. L’inscription des élèves tourne autour de 2 500 à 3 000 euros par an. Il y a dix ans, ces frais représentaient plus du double. Plus l’État nous aidera, plus les frais d’inscription diminueront.

 

Vous ne pouvez pas obtenir d’aide de la Région ?
La Région nous aide depuis que l’on est sous contrat. Elle participe quelques fois à hauteur de 50 % de certains investissements prioritaires comme l’accessibilité handicapés ou la sécurité. Elle participe également en prêtant des livres, en donnant des ordinateurs aux lycéens de Seconde.

 

En 2016, le lycée Rabelais aura 30 ans. L’enseignement a-t-il beaucoup changé depuis votre création ?
Beaucoup ! La société a énormément changé. Avec l’apparition d’internet et des jeux vidéos, les élèves ne sont plus aussi attentifs. Ils se laissent rapidement déconcentrer. J’ai remarqué qu’il y a une grande crise de l’autorité. Certains parents ne savent plus très bien comment réagir face à leurs jeunes adolescents.

 

Pourquoi avoir choisi le nom de Rabelais pour votre lycée ?
C’est une question importante que peu de gens nous pose ! François Rabelais est pour nous le premier des humanistes. Il apparait à une période charnière : 1492 découverte de l’Amérique  et 1515 : la bataille de Marignan. C’est une période où on change de monde, comme aujourd’hui. Dans ce changement de monde, il y a des turbulences : des intégrismes religieux, des guerres. Au milieu, il y a un homme, François Rabelais qui vit comme un moine, un médecin, un philosophe qui côtoie les plus grands du moment et les plus simples. C’est l’homme qui met, à l’époque, le doigt sur ce qui fait mal. Il comprend que le monde change et ce qu’il y a d’absurde dans ce monde. Je compare beaucoup l’époque de Rabelais avec celle que nous vivons aujourd’hui. Nous sommes à la fin d’un monde mais nous n’avons pas encore trouvé le bon chemin. Pour le trouver, nous tenons au pilier qu’est la laïcité.

 

Vous avez comme ambition de devenir un François Rabelais ?
(Rire) Nous tentons simplement à notre niveau d’enseigner l’ouverture d’esprit. La culture humaniste permet aux élèves d’acquérir de la continuité et de la rupture, de l’identité et de l’altérité. L’école est la clé de toutes les réussites. L’éducation est primordiale pour faire réussir nos enfants et assurer leur avenir. Notre rôle est de leur apporter les bases et de leur permettre de devenir adultes. Leur donner les moyens de la réflexion en leur faisant ouvrir les bonnes portes. Enseigner la philosophie, la littérature, les sciences, l’histoire, la géographie. c’est ouvrir l’esprit à la diversité des situations humaines, et inciter à se faire ses propres opinions. Et comme dit Rabelais : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».